08.02.2026 dimanche – Sortie d’initiation au freeride – Grimentz/Zinal
Chefs de course: Thomas Neven-Scharnigg / Adjoint : Carlo Maino
Participants : 5+2
La journée devait partir sous un grand soleil annoncé « peut être » mais qui, finalement, ne nous a pas quittés et qui a donné un peu de couleur à nos visages d’hiver.
La matinée commence tôt pour notre petit groupe au départ de Sierre : covoiturage, discussions déjà animées et un premier briefing sur ce qui nous attend. À Grimentz, nous retrouvons le reste de l’équipe, tout aussi motivée et prête à découvrir (ou redécouvrir) les joies du free-ride en bonne compagnie.
Côté neige, bonne surprise : bien meilleure que l’année dernière, et même saupoudrée de poudre fraîche grâce aux petites chutes des jours précédents. Quelques zones encore vierges n’attendaient que nous.
Cabinovia, première piste « réveil de jambes », et très vite nous voilà au sommet du téléski d’Orzival, prêts à entrer dans le vif du sujet. Les jambes chauffent déjà.
Premier couloir vers la piste Abondance : objectif, observer les techniques de chacun. Thomas partage son expérience, tandis que Carlo, avec son œil de maestro di sci, apporte les ajustements plus pointus. Le duo fonctionne à merveille, et leurs conseils nous accompagneront tout au long de la journée.
Puis vient l’envie collective : tenter la grande descente d’Orzival. Mille mètres de dénivelé négatif, de pure adrénaline, de neige fraîche et de concentration.
À chaque étape, l’évaluation du risque d’avalanche est rigoureuse, garantie de sécurité.
Pour ma part, malgré une appréhension bien présente, j’ai choisi de m’appuyer sur le groupe, sur l’encadrement, et de dépasser un peu mes limites. Je ne regrette rien : cette descente restera l’un de mes beaux moments de progression. Je suis heureuse et fière d’avoir osé.
Après un repas bien mérité, direction Zinal pour la suite : encore deux belles descentes, l’une dans le domaine Free-Ride, l’autre jusqu’au barrage de Moiry. Là, un dernier exercice de lucidité collective : une plaque de glace bleue nous barre la route… et décision unanime de remonter un peu pour choisir une variante plus sûre en traversant le barrage. Les jambes protestent, mais la montagne, elle, apprécie toujours les décisions prudentes : s’il y a un doute, alors il n’y a aucun doute.
Un grand merci à Thomas et Carlo pour leur temps, leur calme et leur expertise, et à chaque participant pour la bonne humeur, les encouragements, et les petits mots qui, parfois, valent autant que les virages réussis.
Laura F
24.01.2026 samedi – Signalhorn (2910m)
Chefs de course: Thomas Neven-Scharnigg / Adjoint : Carlo Maino
Participants : 8+2
Il y a des sorties où tout s’enchaîne à la perfection, et d’autres où l’on prend surtout de bonnes décisions. Celle-ci fait clairement partie des deux.
Tout commence par la découverte de Eischoll, station aussi reculée que charmante, perchée au-dessus de la vallée du Rhône. Un de ces endroits où l’on se demande si le GPS ne nous testerait pas un peu. Deux installations du domaine nous permettent de prendre rapidement de la hauteur — luxe assumé et parfaitement accepté par les dix participants.
Dès le départ, le décor est planté : grand soleil, ciel bleu insolent, mais un danger d’avalanche annoncé à 3 qui nous rappelle que la montagne, elle, ne plaisante jamais. Thomas, notre chef de course, cadre le plan avec calme pendant que chacun ajuste peaux et couches.
La montée débute par une belle traversée en forêt, ambiance carte postale, silence feutré et traces fraîches. Le rythme est bon, les discussions vont bon train, et personne n’avoue encore avoir froid (mais certains y pensent déjà).
En sortant de la forêt, l’ambiance change : le vent s’est invité au-dessus, et la neige nettement soufflée nous accueille au col (~2750 m). Après une pause bien méritée et un rapide check météo–moral–orteils, le groupe se livre à un exercice rare mais précieux : un vote collectif. Verdict : on renonce au sommet. Neige peu engageante, vent frais, et quelques doigts franchement pas enthousiastes — sagesse alpine validée.
La montagne ne nous en veut pas et nous récompense aussitôt. À la descente, de superbes pans de poudreuse nous attendent, joueurs et légers, avant un retour tout en fluidité dans la forêt. Les virages s’enchaînent, les sourires aussi, et l’on rejoint tranquillement le bas de la piste, satisfaits et légèrement affamés.
Pour conclure cette journée comme il se doit, arrêt stratégique au Restaurant Panorama Eischoll. Pique-nique sorti des sacs, thermos héroïques, rires, débriefing et célébration d’une belle excursion de 780 m de D+, sans sommet mais avec tout ce qui compte vraiment.
Morale du jour : Un sommet, c’est optionnel. Une bonne décision collective, de la poudreuse et un pique-nique au soleil — ça, c’est essentiel.
Maël M