15.08.2026 Aiguille du Boudri, voie Hector
Chef de course: Olivier B
Participants : 3, Shane, Maël et Ophélie (invitée du CAS Saas)+ Olivier.
12 heures, 4 grimpeurs et une quantité (dé)raisonnable de bières.
06h30: Rendez-vous au Prilet à St-Luc.
Sortie multi-pitch du CAS. Direction l’Aiguille du Boudri pour une longue approche via les jolies cascades du torrent des moulins.
Quatre grimpeurs motivés, un bel objectif… et déjà, quelque part entre 8h et 9h du matin, une discussion très sérieuse autour de bières. Parmi nous : une stressée et trois détendus; je ne dirai pas qui était qui.
L’approche commence tranquillement, même si les vaches du coin avaient clairement décidé de ne donner aucun amour à aucun d’entre nous. Puis viennent les longueurs : Un tricoteur, deux travailleuses et un instagrammeur. Je ne dirai évidemment pas qui était qui… même si une personne semblait étrangement occupée à prendre des photos, les filtrer au fur et à mesure de la journée. À un moment, nous avons tous eu la chance d’apprendre de Shane, notre chèvre montagnarde, grande spécialiste des descentes en rappel. Malheureusement, elle était déjà en bas avant même que nous réalisions que la démonstration avait commencé. Le guide demande à notre novice : « Alors, t’as kiffé ? » Réponse : « Kiffé, c’est pas vraiment le mot non, mais bon.. j’ai survécu » Une manière très diplomatique de donner son avis sur l’expérience multi-pitch.
Après avoir tant attendu ce moment… le moment du bar arriva, nous entrons dans une nouvelle phase de l’expédition : boire plus de bières que nous n’avons grimpé de longueurs. Une performance CAS tout à fait respectable.
Puis arrive le menu du restaurant. Ophélie le regarde pendant environ trois secondes et sait immédiatement : « C’est sûr, il y a un chef français derrière ça. » Les gars, eux, font une analyse beaucoup plus approfondie de la carte. Leur conclusion : « Génépi. » Priorités. Et puis, pour terminer cette longue journée, l’histoire émouvante de la machine Maël, qui nous rappelle à tous une chose importante : revenir au sommet est toujours possible.
16 heures après notre rendez-vous, nous voilà quatre des personnes les plus heureuses du monde. Une journée avec des longueurs, des vaches qui nous ignorent, une chèvre trop rapide, des photos Instagram, du stress, du travail, des bières, du Génépi et surtout des rires. Parce que c’est ça, le CAS : de belles rencontres et des histoires mémorables à raconter.
Un grand merci à notre guide d’avoir rendu cette aventure aussi sûre que fun ! Et on espère qu’il nous gardera comme amis grimpeurs pendant plus d’un an
Ophélie
13-14-15.08.2026 Les Balcons du Valgrisenche
Cheffe de course: Elisabeth D
Participants 8 + 1
Nous étions huit à partir à la découverte de ce magnifique itinéraire en balcon au-dessus du lac de Beauregard : Georgi et Pierre pour la gent masculine, Christiane, Claire, Marie-Luce, Michelle et Sylvie pour les dames, sans oublier bien sûr notre chère guide et présidente, Elie, aux commandes de la cordée !
14 août – De Planaval au refuge du Chalet de l’Épée
Départ aux aurores en direction de la Vallée d’Aoste par le col du Grand-Saint-Bernard. À Planaval, à 1’550 mètres d’altitude, les choses sérieuses commencent : cap sur le refuge du Chalet de l’Épée, perché à 2’370 mètres.
Une belle première journée d’environ 6 h 30 de marche et quelque 1’200 mètres de dénivelé positif. Dès 13 heures, une petite pluie s’invite à la balade. Finalement plutôt bienvenue : elle nous rafraîchit et nous épargne le gros de l’orage qui rôde autour de nous. En montagne, il faut savoir apprécier les petites attentions de la météo !
15 août – Du Chalet de l’Épée au refuge degli Angeli
Une journée nettement plus costaude nous attend. Nous commençons par descendre quelque 550 mètres jusqu’à Surier, avant de remonter dans le vallon voisin en direction du Lago di San Grato, à 2’480 mètres.
Le décor devient grandiose, au pied des glaciers et des cascades de la Tête du Rutor. Après la pause pique-nique, nous poursuivons par un long faux plat jusqu’à l’Arp Vieille. Et là, fini de plaisanter : une rude montée nous conduit jusqu’au refuge degli Angeli, à 2’916 mètres.
Au compteur de cette longue journée : plus de 1’600 mètres de dénivelé positif et quelque 800 mètres de descente. Les jambes commencent à avoir leur mot à dire, mais la récompense est à la hauteur de l’effort : des paysages absolument magnifiques.
Le refuge degli Angeli est un endroit à lui seul. Installé sur une crête au pied du glacier du Morion, dans le massif de la Testa del Rutor, c’est un véritable nid d’aigle accroché à un éperon rocheux dominant le lac de Beauregard.
Et quelle vue ! Le regard porte de la Grande Sassière et du Grand Paradis jusqu’au massif du Mont-Rose, au Cervin et au Grand Combin. Un de ces panoramas qui font rapidement oublier les mètres de dénivelé avalés quelques heures plus tôt.
16 août – Retour à Planaval
Après les efforts de la veille, il ne nous reste « plus que » 1’500 mètres de descente pour rejoindre Planaval. Après la journée du samedi, autant dire une promenade de santé… ou presque !
Trois journées de montagne, de beaux efforts, quelques gouttes, beaucoup de dénivelé et surtout des paysages dont on se souviendra longtemps.
Un grand merci à notre cheffe Elie pour l’organisation et la conduite de ces trois magnifiques journées, et à toute l’équipe pour la bonne humeur partagée sur les sentiers !
Sylvie
18-19.07.2026 – Week-end au bivouac Marigonda – Val Bognanco
Cheffe de course: Erika Colombo (guide du parc naturel régional de l’Ossola )
Participants : 10 membres du club di Sierre
Dix courageux randonneurs de notre club se sont levés aux aurores pour prendre la route en direction de San Bernardo, dans la magnifique vallée de Bognanco. C’est là que notre très chère Erika, guide du Parc naturel régional de l’Ossola, nous attendait avec son éternel sourire pour nous faire découvrir cette splendide région, nichée de l’autre coté de la Zwischbergental, et nous conduire jusqu’à notre refuge pour la nuit.
Le sentier, parfois bien raide, s’est révélé aussi agréable qu’enchanteur. Pas à pas, nous avons quitté la fraîcheur de la forêt pour déboucher dans un décor alpin de toute beauté, où les montagnes semblaient nous ouvrir les portes d’un autre monde.
La pause de midi, au bord du charmant lac d’Oriaccia, fut un moment de calme et de contemplation, avant de reprendre notre marche vers le refuge de l’Alpe Laghetto.
Une petite bière, bien méritée, nous redonna des forces avant les derniers 300 mètres de montée vers la Bocchetta del Passo di Campo et ses magnifiques petits lacs d’altitude. Quelques téméraires n’ont pas résisté au plaisir d’une baignade aussi brève que revigorante, tandis que les chamois, immobiles sur les pentes, nous observaient avec curiosité, comme si c’étaient nous les drôles de bêtes !
Le doyen du groupe — votre serviteur — a préféré redescendre directement au bivouac Marigonda, accompagné d’une charmante demoiselle qui s’est généreusement sacrifiée pour éplucher les oignons, préparer une délicieuse salade de fruits et mettre en place l’apéritif.
Ainsi, lorsque le reste du groupe nous a rejoints, tout était prêt pour partager un moment de convivialité. Il ne restait plus qu’à passer aux choses sérieuses : un savoureux risotto accompagné de luganighe, préparé selon la recette que m’avait transmise ma maman. Un vrai régal !
Quelle merveilleuse soirée nous avons vécue ! Les tisanes ont succédé à l’apéritif, les petits grappas ont réchauffé les cœurs, quelques parts de gâteau ont fait le bonheur des gourmands, et les rires, les sourires ainsi que l’amitié ont illuminé cette soirée passée au cœur de la montagne. Que demander de plus ?
Le lendemain matin, un généreux petit-déjeuner pris en plein air nous a donné l’énergie nécessaire pour reprendre le chemin du retour. Nous avons suivi le très beau sentier de la Grande Traversata (GT), bien fréquenté en cette belle journée d’été.
Une dernière boisson partagée tous ensemble à San Lorenzo, quelques embrassades, de chaleureuses poignées de main et un immense merci à notre formidable guide Erika pour sa compétence, sa gentillesse et sa bonne humeur. Puis chacun a repris le chemin de la maison, le cœur rempli de magnifiques souvenirs et avec une seule envie : repartir très bientôt vivre une nouvelle aventure ensemble.
Pier Giorgio
Au groupe du CAS Sierre, chaque randonnée est une aventure, chaque bivouac une histoire, chaque sourire un souvenir partagé.
06.06.2026 – Les Gais Alpins entre Sierrois
Chef de course: Olivier Braban
Participants : Louis Tschopp, Maël, Elisabeth
Le samedi 6 juin, nos quatre membres s’élancèrent vers les Préalpes vaudoises sous la houlette d’Olivier Brabant, chef de course imperturbable.
Dans la voiture, le bilan alpin de Maël fut fait en un temps record : « J’ai déjà marché sur des cailloux. » Olivier hocha la tête avec la sérénité d’un homme qui en a vu d’autres.
Une heure de marche d’approche sous un soleil de juin, quelques baudriers enfilés avec plus ou moins d’élégance, et nous voilà sur l’arête — fine, aérienne, magnifique.
À califourchon sur le calcaire valdo-fribourgeois, notre quatuor admira la Dent de Jaman, le Léman brillant comme une mer intérieure, et les Alpes françaises en fond de scène.
Quelques escalades et nœuds savamment noués par Olivier et Louis, un rappel sur la dernière paroi — Maël descendit lentement, méthodiquement, sans voler — et la course était bouclée.
Retour en bas avec le sourire, les jambes fatiguées et une belle page supplémentaire dans nos carnets alpins d’aficionados de la montagne.
Maël
17-19.04.2026 Mini haute route valaisanne (du Jungfraujoch au Lötschental)
Chefs de course: Thomas Neven-Scharnigg
Guide et Aspirant : Sebastien Rouiller et Jocelyn Minimi
Participants : 10+2
Du 17 au 19 avril, le Club alpin de Sierre a vécu une traversée aussi contrastée que spectaculaire, du Jungfraujoch à Blatten, sous la conduite de Sébastien Rouiller. Trois jours intenses, mêlant ambiance haute montagne, passages glaciaires grandioses et moments de franche convivialité.
Le rendez-vous est donné sur le quai de la gare de Sierre. À dix participants, le groupe se retrouve dans l’excitation du départ. Le voyage en transports nous mène jusqu’au Jungfraujoch, non sans tester au passage la toute nouvelle télécabine (trop) ultramoderne entre Grindelwald Terminal et l’Eiger Gletscher. L’arrivée à 3571 mètres surprend : au milieu des touristes en baskets, des vitrines, des stands de souvenirs et du restaurant Bollywood, le contraste est saisissant. Une atmosphère presque irréelle, entre parc d’attractions et haute montagne.
Très vite pourtant, nous retrouvons notre terrain de jeu. Depuis la plateforme du Sphynx, nous entamons une belle traversée au pied du Mönch. Une courte descente à skis précède la remontée vers le Trugberg. Là, le panorama est à couper le souffle : la Konkordiaplatz s’étend sous nos yeux, entourée de l’Aletschhorn et des nombreux 4000 qui dominent la région. S’ensuit une longue et magnifique descente, au fil des séracs, jusqu’au glacier d’Aletsch. Le spectacle est grandiose, presque irréel tant les dimensions sont impressionnantes.
La journée n’est pourtant pas terminée : il reste encore à gravir les 580 marches menant à la cabane Konkordia. Un dernier effort qui met les jambes à l’épreuve. À l’arrivée, l’ambiance rappelle une kermesse tant l’affluence est importante. Mais la chance est avec nous : notre groupe se voit attribuer la Häslihütte, le local d’hiver, où nous trouvons refuge à l’écart de l’agitation. La soirée se déroule dans une atmosphère intime, ponctuée d’allers-retours quelque peu acrobatiques pour aller chercher le repas à la cabane principale. Descendre ces marches irrégulières, entre graviers et plaques de glace, en crocs, avec une soupière fumante ou un plat de spaghettis à la main, restera un souvenir mémorable.
Le lendemain, l’échauffement commence… par la descente des 580 marches à la frontale. Une fois sur le glacier, nous remontons progressivement en direction de l’Äbni Flue. Sébastien sécurise le couloir avec quelques broches et une boîte aux lettres dans mélange neige-glace, permettant au groupe de progresser en sécurité. Tous atteignent le sommet sans encombre. Mais le vent et une température bien fraîche ne nous incitent pas à nous attarder. La descente vers la cabane Hollandia se fait sur une neige pure moquette, qui offre un vrai moment de plaisir.
Le troisième jour, les conditions se dégradent. La mauvaise visibilité nous contraint à renoncer à toute ambition alpine supplémentaire et à redescendre la vallée par le glacier du Lötschental. La descente est longue et belle, mais la neige, dure comme du béton par endroits, nous secoue vigoureusement. Nous parvenons à skier presque jusqu’à Blatten, avant de devoir remettre les skis sur le sac.
La suite du parcours se fait à pied, sur le nouveau chemin de contournement construit par l’armée. Le passage au-dessus du village disparu marque les esprits : quelques toits émergent encore de l’eau, des chalets abandonnés ponctuent la pente. Le contraste avec la grandeur des glaciers est frappant, presque poignant. Après environ deux heures de marche à travers la forêt jusqu’à Wyler, le car postal nous ramène finalement à Gampel.
Au terme de cette traversée, chacun garde en mémoire une sortie d’une grande richesse : paysages grandioses, conditions variées, moments parfois engagés, souvent légers, toujours partagés dans une excellente ambiance. Une belle réussite, portée par la cohésion du groupe et l’encadrement solide et attentif de Sébastien Rouiller.
Muriel MacGeorge
27-29.04.2026 Sortie au Trifthorn
Chefs de course: Bieri Vincent
Participants : 5+1
Initialement prévue de Zinal à Zermatt avec un crochet par le Trifthorn (sommet moins connu niché entre deux géants des Alpes : le Zinalrothorn et l’Obergabelhorn), notre itinéraire a été adapté en cours de route.
Le groupe a bien atteint le sommet du Trifthorn, mais nous sommes redescendus sur Zinal plutôt que vers Zermatt afin de profiter d’un créneau météo matinal favorable pour skier en toute visibilité et rentrer avant l’arrivée du mauvais temps.
Un bonus de 5 cm de neige tombée durant la nuit a offert des conditions de ski exceptionnelles jusqu’à la grotte du glacier de Zinal.
Les conditions au Trifthorn n’étaient pas idéales (peu de neige, beaucoup de glace), mais avec précaution et rigueur sécuritaire, le groupe a réussi la montée au sommet avant de s’offrir une magnifique descente à ski dans une moquette parfaite.
Pour finir, un rosti magistral à la Cabane du Grand Mountet pour récupérer.
Bonne ambiance, groupe homogène et esprit d’équipe au rendez-vous.
Un grand merci à tous !
Trifthorn hier et y a quelques années ou j avais skié du sommet…. (Vincent B.)
08.02.2026 dimanche – Sortie d’initiation au freeride – Grimentz/Zinal
Chefs de course: Thomas Neven-Scharnigg / Adjoint : Carlo Maino
Participants : 5+2
La journée devait partir sous un grand soleil annoncé « peut être » mais qui, finalement, ne nous a pas quittés et qui a donné un peu de couleur à nos visages d’hiver.
La matinée commence tôt pour notre petit groupe au départ de Sierre : covoiturage, discussions déjà animées et un premier briefing sur ce qui nous attend. À Grimentz, nous retrouvons le reste de l’équipe, tout aussi motivée et prête à découvrir (ou redécouvrir) les joies du free-ride en bonne compagnie.
Côté neige, bonne surprise : bien meilleure que l’année dernière, et même saupoudrée de poudre fraîche grâce aux petites chutes des jours précédents. Quelques zones encore vierges n’attendaient que nous.
Cabinovia, première piste « réveil de jambes », et très vite nous voilà au sommet du téléski d’Orzival, prêts à entrer dans le vif du sujet. Les jambes chauffent déjà.
Premier couloir vers la piste Abondance : objectif, observer les techniques de chacun. Thomas partage son expérience, tandis que Carlo, avec son œil de maestro di sci, apporte les ajustements plus pointus. Le duo fonctionne à merveille, et leurs conseils nous accompagneront tout au long de la journée.
Puis vient l’envie collective : tenter la grande descente d’Orzival. Mille mètres de dénivelé négatif, de pure adrénaline, de neige fraîche et de concentration.
À chaque étape, l’évaluation du risque d’avalanche est rigoureuse, garantie de sécurité.
Pour ma part, malgré une appréhension bien présente, j’ai choisi de m’appuyer sur le groupe, sur l’encadrement, et de dépasser un peu mes limites. Je ne regrette rien : cette descente restera l’un de mes beaux moments de progression. Je suis heureuse et fière d’avoir osé.
Après un repas bien mérité, direction Zinal pour la suite : encore deux belles descentes, l’une dans le domaine Free-Ride, l’autre jusqu’au barrage de Moiry. Là, un dernier exercice de lucidité collective : une plaque de glace bleue nous barre la route… et décision unanime de remonter un peu pour choisir une variante plus sûre en traversant le barrage. Les jambes protestent, mais la montagne, elle, apprécie toujours les décisions prudentes : s’il y a un doute, alors il n’y a aucun doute.
Un grand merci à Thomas et Carlo pour leur temps, leur calme et leur expertise, et à chaque participant pour la bonne humeur, les encouragements, et les petits mots qui, parfois, valent autant que les virages réussis.
Laura F
24.01.2026 samedi – Signalhorn (2910m)
Chefs de course: Thomas Neven-Scharnigg / Adjoint : Carlo Maino
Participants : 8+2
Il y a des sorties où tout s’enchaîne à la perfection, et d’autres où l’on prend surtout de bonnes décisions. Celle-ci fait clairement partie des deux.
Tout commence par la découverte de Eischoll, station aussi reculée que charmante, perchée au-dessus de la vallée du Rhône. Un de ces endroits où l’on se demande si le GPS ne nous testerait pas un peu. Deux installations du domaine nous permettent de prendre rapidement de la hauteur — luxe assumé et parfaitement accepté par les dix participants.
Dès le départ, le décor est planté : grand soleil, ciel bleu insolent, mais un danger d’avalanche annoncé à 3 qui nous rappelle que la montagne, elle, ne plaisante jamais. Thomas, notre chef de course, cadre le plan avec calme pendant que chacun ajuste peaux et couches.
La montée débute par une belle traversée en forêt, ambiance carte postale, silence feutré et traces fraîches. Le rythme est bon, les discussions vont bon train, et personne n’avoue encore avoir froid (mais certains y pensent déjà).
En sortant de la forêt, l’ambiance change : le vent s’est invité au-dessus, et la neige nettement soufflée nous accueille au col (~2750 m). Après une pause bien méritée et un rapide check météo–moral–orteils, le groupe se livre à un exercice rare mais précieux : un vote collectif. Verdict : on renonce au sommet. Neige peu engageante, vent frais, et quelques doigts franchement pas enthousiastes — sagesse alpine validée.
La montagne ne nous en veut pas et nous récompense aussitôt. À la descente, de superbes pans de poudreuse nous attendent, joueurs et légers, avant un retour tout en fluidité dans la forêt. Les virages s’enchaînent, les sourires aussi, et l’on rejoint tranquillement le bas de la piste, satisfaits et légèrement affamés.
Pour conclure cette journée comme il se doit, arrêt stratégique au Restaurant Panorama Eischoll. Pique-nique sorti des sacs, thermos héroïques, rires, débriefing et célébration d’une belle excursion de 780 m de D+, sans sommet mais avec tout ce qui compte vraiment.
Morale du jour : Un sommet, c’est optionnel. Une bonne décision collective, de la poudreuse et un pique-nique au soleil — ça, c’est essentiel.
Maël M